Accastillage

Entretien des voiles

(Auteur: Jean-Jacques Frebault – jean-jacques.frebault@wanadoo.fr / Parution: Snipe Bulletin français – février 2003)

 [ Liste des articles 

Même si cela ne fait pas aller plus vite, des voiles bien entretenues font aller vite plus longtemps.
Avant d’essayer un nouveau jeu de voiles tout un travail de préparation du bateau s’impose.

Virement de bord

A chaque virement de bord le foc va venir frotter sur les haubans, le mât, le tangon. Vérifiez donc que:

  • les cadènes de haubans soient protégées par un tuyau,
  • les manilles du hâle-bas fixées sur le mât ne soient pas agressives,
  • le vit de mulet, la poulie de tangon et le pontet qui la tient doivent être le plus doux possible.

On évitera également les « crocodiles » sur le côté du mât pour fixer la drisse de grand-voile, merci.

Empannage

A chaque empannage la grand-voile vient s’appuyer sur les haubans et les barres de flèche. Donc haubans bien propres, embouts de barres de flèche protégés par de l’adhésif s’il le faut, et vis de réglage pas plus longue que les barres de flèche (On voit plus souvent l’inox percer le tissu que le contraire).

A chaque rentrée de tangon, celui-ci vient lécher (le mot n’est pas trop fort) la bordure de la grand-voile et pas toujours en douceur. Evitez donc la petite vis qui dépasse et qui vient entailler la grand-voile sur 5cm à chaque rentrée du tangon (et oui çà arrive même à des gens très bien).

Avant le 1er envoi de la grand-voile à la sortie de l’hiver, vérifiez que la gorge du mât ne soit pas pleine de mousse cela évitera de salir la ralingue bêtement.

Manœuvres

Une fois sur l’eau il y a des manœuvres à proscrire:

  • A l’abattée ne jamais choquer la bôme avant le foc sinon elle vient s’appuyer sur la chute de celui-ci et le détruit en 2 secondes. Dans un bon force 3 grâce à cette « manœuvre » vous transformez sans problème un foc neuf en un foc bon pour la retraite avec une chute qui bat la chamade.
  • A la bouée sous le vent, ne jamais reprendre la drisse de foc à fond avant de rentrer au moins une partie du tangon. En effet, lorsque le tangon est sorti, les efforts ne passent plus par le câble du foc mais par la chute du foc. Reprenez les 18 brins de la drisse et la chute n’y résistera pas: soit l’œillet de têtière s’arrache (çà arrive également à des gens très bien) soit la chute se déforme irrémédiablement.
  • Entre les deux manches mettez-vous à la cape, la grand-voile légèrement bordée: moins les voiles fasseyent et plus elles sont contentes.

Dès le retour à terre, rincez vos voiles rapidement, ne les laissez pas battre trop longtemps et rentrez les vite dans les sacs bien roulées à l’abri du soleil.

Allez, vos voiles ne sont pas en sucre, n’hésitez tout de même pas à vous en servir, il n’y a rien de plus beau qu’une belle voile . . .